La proposition de loi visant à autoriser les boulangers et fleuristes à travailler le 1er mai a été rejetée à l'Assemblée, mais ce rejet pourrait accélérer son adoption via une commission mixte paritaire.
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La proposition de loi visant à autoriser les salariés des boulangeries et fleuristes à travailler le 1er mai a été rejetée ce matin à l'Assemblée nationale. Les députés, y compris ceux de la droite et du Bloc central, ont voté une motion de rejet présentée par les Insoumis. Paradoxalement, ce rejet pourrait accélérer l'adoption du texte. En effet, la proposition de loi ayant déjà été adoptée au Sénat, son rejet par l'Assemblée la propulse directement en commission mixte paritaire, où la droite et le centre sont en position de force. La commission mixte paritaire, composée de 7 députés et 7 sénateurs, est chargée de trouver un accord sur le texte. Priska Thévenot, députée Renaissance, a déclaré : 'Nous assumons vouloir faire avancer ce texte qui a été débattu et travaillé au Sénat et qui sera travaillé et débattu également en commission mixte paritaire pour enfin être voté.' Près de 20 000 fleuristes et boulangers ont signé une pétition pour demander à ouvrir sans être sanctionnés. Cependant, cette décision a suscité des critiques sur les bancs de la gauche. Cyrielle Chatelain, écologiste, dénonce une manœuvre politicienne et un passage en force. La commission mixte paritaire se réunira dans les tout prochains jours pour discuter de ce texte qui pourrait permettre aux boulangers et aux fleuristes qui le souhaitent d'ouvrir dès le 1er mai de cette année.